Après avoir visité les étangs de Rabassoles depuis notre bivouac sur le parking de la toute petite station de ski de Mijanes, nous mettons de très bonne heure le lendemain matin cap à l’ouest et empruntons la route qui monte au Col de Pailhères, altitude 2001 m.
Attention, cette route vers le col est plutôt étroite ou très étroite, bien pentue et très virageuse si l’on vient de Mijanes; par contre, elle est tout à fait «normale» quand on vient d’Ax les Thermes.
Dans la journée, elle est très fréquentée, en plus des voitures, par des hordes de motards qui font un peu la course, donc prudence. Il y a aussi beaucoup de cyclistes qui descendent à fond la caisse !
Une des nombreuses épingles à cheveux du versant Est du col (photo Google Street Map) :
Le facteur qui faisait, été comme hiver, la liaison avec le Donezan, ce coin d’Ariège perdu, enchâssé au-dessus de la vallée de l’Aude, passait en fait par le Port de Pailhères, tout proche mais un tout petit peu plus bas (1972 m) qu’il atteignait l’hiver grâce à de grandes perches qui jalonnaient alors le chemin muletier. Ces perches étaient celles utilisées dans le temps pour porter la paille; en occitan, elles étaient nommées pailheirolas, d'où le nom du col (explication trouvée sur place !).
Plusieurs possibilités pour stationner et éventuellement bivouaquer :
• au col de Pailhères, le long de la route, sans doute bien venté,
• près du port de Pailhères, dans la prairie,
• sur un parking aire de pic nic une centaine de mètres plus bas, côté Ascou.
Ce versant est un peu plus exploité au niveau du ski : c’est la station Ascou-Pailhères dont le remonte-pentes le plus haut arrive à la crête de Mounégou, tout près du port de Pailhères.
Le col routier proprement dit :
Le port de Pailhères (c’est de là que part notre balade du jour), de gros cairns ont remplacé les perches :
Très joli site d’alpages, avec une belle vue sur les montagnes environnantes, au 1er plan le Tarbésou, et à sa gauche la Coumeille de l’Ours et le Monpudou.

Les montagnes plus lointaines, vers le sud :
Nous décidons de faire une balade en direction des étangs de Rabassoles où nous étions la veille.
Le début est très paisible, ça monte à peine, on laisse le sentier du Pic de Tarbésou sur notre droite et l’on se dirige vers la Coumeille de l’Ours, le col qui donne accès aux vallons des étangs de Rabassolles.
On voit pas mal de neige un peu plus loin, on est début Juin, il en reste encore pas mal sauf sur les versants Sud.
Très vite, le col est en vue, lui aussi avec un peu de neige qu’il nous faudra franchir.
On passe devant un bel exemple de tourbière :
Avant d’arriver au passage enneigé, qui s’avérera sans soucis, il y a un petit effort à fournir :
Un petit regard en arrière :
Arrivés au col (2176m) après un peu moins d’une heure de marche , on a une vue magnifique sur les étangs de Rabassoles et les sommets environnants :
Les étangs se trouvent 200 mètres plus bas, nous y étions hier et la fatigue n’étant pas encore évacuée, on décide de s’arrêter là pour l’almuerzo et de profiter du panorama, entre autres Roc Blanc et Baxouillade, Puig Peric et Carlit que je vous recommande (le Carlit est un haut sommet facile, le Grand Peric est moins fréquenté, son arête Sud nécessite de mettre quelque fois les mains), et aussi quelques cimes de la Haute Ariège difficiles à identifier.
200 m au-dessus de nous, à l’Ouest, on a le sommet du Pic de Tarbésou qui pourrait constituer un itinéraire pour le retour vers le col de Pailhères mais ce ne sera pas pour aujourd’hui.
Un petit zoom sur la crête au-dessus des lacs et sur les sommets du Capcir :

Contraste entre la petite corniche de neige et les jolis petites fleurs sur le chemin du retour :
En résumé, ce fut une jolie petite promenade, sans aucune difficulté en cette saison.
Descente en fin de matinée vers Ax les Thermes pour faire quelques courses avant de remonter vers le col de Chioula pour la suite de notre premier périple avec notre nouvelle cabane à roulettes.

