Monter avec son CC jusqu’au sommet de la station et poursuivre jusqu’au lac Besson par une petite route goudronnée qui part à gauche de la gare du télécabine du pic Blanc. En hiver, c’est une piste de ski de fond, se garer au terminus sur le parking (45° 6’ 56 ″ / 6° 5’ 12″). Un chalet restaurant est ouvert en journée. Nous sommes à 2100m d’altitude ce qui est parfait en ces temps de canicule. Sac à dos et entrain, partir plein nord sur le GR549 dit du Tour des lacs des Grandes Rousses, l’on se trouve sur un petit plateau pratiquement horizontal façonné par les glaciers, il est orienté Sud-Nord, une succession de petits lacs tous plus beaux les unes que les autres vont agrémenter votre progression.
On admirera le lac Noir, le lac Besson qui sont cote à cote, puis le lac Faucille et le lac Carrélet.
La faunes et la flores de montagne sont exceptionnelles en début d’été, grenouilles, oiseaux, poissons, lys martagon, arnica, gentiane, etc..


On arrive à l’Alpette à 2055m, malheureusement pour la vue, c’est un nœud de remontées mécaniques, la grosse gare intermédiaire du téléphérique de Vaujany gâche un peu le paysage, mais franchement, à part ce secteur la vue n’est pas altérée par la ferraille comme l'atteste la photo suivante sur l'envers de Belledonne .
Arrivée à ce point on aura consommé moins d’une heure de marche, le retour par le même chemin est toujours possible mais je conseille aux marcheurs en manque de dénivelé de poursuivre plein Est sur le même GR en direction du refuge de la Fare qui se trouve 250m plus haut à 2300m. Le sentier est agréable et le décor un peu plus minéral.
Le refuge de la Fare est tout petit mais gardé en saison, il appartient à la STD (Société des Touristes du Dauphiné) qui est un des plus vieux clubs de montagne français (création en 1875 par des notables grenoblois dissidents du CAF (Club Alpin Français crée un an plus tôt).
Ce fut également la première association alpine à construire un refuge dans les Alpes, bien avant le CAF, elle possède d'autres refuges plus prestigieux comme celui du Soreiller (Dibona) , Adèle Planchard (Grande Ruine) ou de la Selle (Rateau). J’ai longtemps appartenu à ce club emblématique. Une halte s’impose tant ce petit refuge très spartiate est attachant, on pourra s’y désaltérer, se restaurer ou même y passer la nuit si la promiscuité ne vous rebute pas.
Pendant la guerre de 1945, le maquis de l’Oisans était installé dans ces lieux et quelques rudes combats les ont opposés aux forces Allemandes, des panneaux explicatifs longent ce parcours historique.
Le retour par le même itinéraire est toujours possible et constituera une très belle balade. Si l’on veut continuer et faire une grande boucle et un peu plus de dénivellé, poursuivre Nord-Est toujours par le même sentier, à 2600m l’on atteint le lac de la Fare et un plateau également glacière parallèle au précédent donc orienté globalement Nord-Sud que l’on va parcourir suivant cette orientation. Il est également parsemé de petit lacs et permet d’atteindre la gare de départ du troisième tronçon du téléphérique de l’Alpe d’Huez qui lui s’élance jusqu’au pic Blanc culminant à 3300m. Le cheminement est beaucoup plus minéral et reste globalement entre 2600m et 2700m. Lac de la Fare, Lac du milieu, sur la droite au sommet d’un petit promontoire on laissera la gare terminale du téléphérique de Vaujany, lac Blanc où l’on retrouvera les pistes de ski qui descendent du pic Blanc.
On pourra redescendre soit par une large piste carrossable 4x4 qui permet l’entretien des différentes installations ou par les pistes de ski. Vers 2200m, obliquer plein Nord pour rejoindre le lac Besson et le parking de départ.
Bien que cette rando se déroule en partie dans la station de ski, celle-ci n’altère nullement les magnifiques points de vue que vous aurez sur les massifs des grandes Rousses, de Belledonne et de l’Oisans. De plus cette ballade pourra s’adapte facilement suivant la forme et l’envie du moment. A ces altitudes, il n’y a plus d’arbre donc un couvre-chef est recommandable.
Pour la partie camping-car, Il est facile de se garer, une aire de service existe dans la station (45° 5′ 12′′ / 6° 4′ 45′′ ) à coté de l’altiport qui abrite Dragon38 l’hélicoptère de la sécurité civile chargé du secours en montagne dans cette partie des Alpes.
Pour être plus tranquille une fois les touristes de la journée partis, il n’y a aucun problème (en principe) pour bivouaquer au parking du lac Besson (45° 6’ 56 ″ / 6° 5’ 12″).
L’altitude et l’exposition permet d’entreprendre cette rando par temps de canicule, par contre se méfier d’un temps orageux ou très incertain si l’on programme la grande boucle. A ces altitudes, il n’y a plus d’arbre donc un couvre-chef est recommandable.
Bonne balade.



