Nous continuons nos petites randonnées pour réhabituer notre ami à la montagne après son opération cardiaque et son nouveau genou.
Ce lundi 23 Juillet, il décide de monter à l’Alpette, sous le Mont Granier, en partant du versant ouest; pour ma part un accès jamais pratiqué.
Nous sommes donc tout au nord du massif de la Chartreuse, entre Entremont le Vieux et Chapareillan, commune qui héberge tout le plateau de l’Alpette situé au sud du mont Granier.
Lisez pour en savoir plus sur le coin.
Il fait beau, et chaud, une petite canicule dans le Grésivaudan, réserves d'eau et autres liquides dans les sacs à dos, les savoyards sont avec nous !
Départ au petit parking sous le hameau de la Plagne (altitude 1100m).
Accessible aux CC n’ayant pas peur de la route d’accès, bonne mais étroite. Si discret, pas de déballage, on peut y passer la nuit (on est dans le Parc de Chartreuse).
Arriver tôt le matin ou en fin d'après-midi pour avoir une bonne place.
La circulation vers le hameau lui-même est réservé aux locaux; on y trouve une belle fontaine (et une buvette).
Aucune difficulté pour cette randonnée qui, au final, aura comme point culminant le centre du plateau vallonné, à 1550 m d’altitude.
Donc 450 m de dénivelée aujourd'hui (mais sur une distance assez courte).
Un des intérêts de cet itinéraire c’est que ça monte dans les bois et, de plus, le matin, le soleil n’est pas là, on est à l'ombre de la falaise : on appréciera, vu la chaleur ces jours-ci !
Tout le plateau est une réserve naturelle nationale : pas de feu, pas de camping, pas de chiens (même en laisse), pas de cueillettes, ...etc....
Cliquer pour agrandir la carte IGN 3D du secteur :

Pour allonger un peu la distance, et démarrer doucement (chauffer le diesel !) nous suivons la piste forestière démarrant au parking, assez bonne et douce sur 1 km puis ça monte gentiment jusqu’à rejoindre le sentier direct arrivant de la Plagne (carrefour à 1224m d’après la carte IGN jointe) : balises du GR 9.
Au passage on bénéficie de la vision sur les falaises du Biolet et du Pinet, belles «petites» barrières !
Pour la suite, le sentier d’origine a été réaménagé il y a quelques années, à savoir un peu élargi, quelques virages pour casser la pente mais ça reste bien raide.
Des rubans de couleur matérialisent le cheminement : le berger, une connaissance de notre ami, nous dira plus tard que quelquefois une vache se viandait sur l’ancien chemin.
Par moment, le Granier sud se voit entre les arbres, ici une première vision du rocher « la tête du lion », mais un peu de brume de chaleur s’élève
On approche du col de l’Alpette, altitude au col 1547m, après une rude montée, heureusement assez courte.
Vue depuis le col vers l’ouest : la vallée d'Entremont et le mont Outheran; vers le nord, un bout du Granier sud, et vers l’est, le sentier que nous allons prendre, en direction du Pas des Barres.
Un arbre bien courageux, et la tête du lion sous un autre angle,
On distingue un réservoir fontaine à l’eau bien fraîche (à gauche en bas de la photo) :
Nous décidons de ne pas monter à l’Alpette du haut, pas de Pas des Barres aujourd’hui (peut impressionner certains mais est bien équipé : mains courantes, barreaux et échelles).
La descente serait sans doute rude pour notre ami, pas encore très sûr de son genou, et il a un peu souffert avec la "bonne" montée vers l’Alpette.
Pour ceux qui voudraient aller plus loin (Pas de la Porte, ...), renseignez-vous car suite aux éboulements de 2016 et 2018, certains sentiers peuvent être interdits par les communes.
La croix du Granier est maintenant, parait-il, quasi au bord du vide ! Le massif est sous surveillance, car d’autres énormes masses de rochers sont assez instables.
Tous les itinéraires qui descendent du plateau sommital du Granier peuvent être dangereux, en particulier par temps humide.
Le plateau de l’Alpette du bas a un air de Jura qui n’est pas pour déplaire à ma femme !

Après un bon casse-croûte et une petite sieste, nous finirons la randonnée en revenant vers l'ouest à travers la prairie et nous rejoindrons le chalet de l’Alpette : deux bâtiments, la bergerie en cours de rénovation, et un grand abri dortoir pour les randonneurs, assez propre; la mairie de Chapareillan a rénové la cabane il y a quelques années, beaucoup de randonneurs peuvent y bivouaquer, il y a un poêle à bois (certainement très peu efficace l’hiver) et un bel appentis sur le côté pour y mettre les skis et stocker le bois : il y en avait pas mal (du bois !) lors de notre passage. Pour l'eau, il faut aller à la fontaine situé à peu de distance du chalet du berger.
Sur la photo, à gauche le chalet du berger et à droite la cabane :
Longue discussion avec le berger qui s’avère être une connaissance de notre ami, et on s’aperçoit que l’on a quelques connaissances en commun dans la vallée du Bréda où il habite en dehors de la saison d'alpage. Le monde est petit !
Un dernier coup d’œil au rocher emblématique du coin, et c’est la descente par le chemin de l’aller, qui s’avérera un peu glissant par endroits, bonnes semelles très recommandées.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout le secteur du Mont Granier, une photo prise dans les environs du col du Granier; on voit bien les marques des éboulements de 2016 :





