Bonsoir
Nous, on aime bien randonner avec un âne : il porte les tentes, les matelas (!), la bouffe, y compris 36 œufs (pour aller avec les cèpes que l'on va trouver !), huile, vinaigre, poêle et casseroles, réchaud gaz, le jaja (y compris pastis et gnôle), la pelle US comme chasse d'eau, ...etc... (soit une quarantaine de kgs pour l'âne) et nous on porte le reste (entre 12 et 15 kg car on n'aime pas manquer ni avoir froid et quand on aime on ne compte pas !)
De la rando grand confort !
Nous avons fait ça deux fois : 3 adultes, une semaine complète en quasi autonomie (on a quand même réussi à trouver un épicier pour acheter des légumes frais, et une fois on avait bu plus que prévu, il a fallu trouver de quoi boire pour les deux derniers jours).
Le cadre :
- Pyrénées Orientales, Capcir : Tour du Madres en 2006, avec l'âne Galopin, un animal super, gentil, costaud et pas capricieux
- Alpes de Haute Provence : Tour des Monges en 2007, avec l'âne Léon, un peu plus délicat à gérer, plus habitué à des balades à la journée qu'à des sorties longues et avec de la dénivelée.
Itinéraires concoctés par votre serviteur (et avalisés par le loueur de l'âne).
Juste une surprise = sentier éboulé entre Bayons et Chabanon = détour de plus de 2 heures; et aussi un débatage pour passer une étroiture du sentier et éviter que l'ane ne passe en force !
Autres souvenirs marquants :
- agression de l'âne (et de nous) par un étalon en liberté qui n'avait pas du tout apprécié que Galopin (un âne mâle) passe trop près de sa femelle.
- Deux jours avant ce fut un taureau qui n'avait pas voulu que l'on bivouaque près de ses vaches dans un joli pré au bord du torrent.
Et lors de chaque rando, on a eu droit à un matin avec "plus d'âne ! Où a-t-il pu bien partir ce bestiau, vers l'aval ou vers l'amont ?" Et bien, une fois ce fut vers l'amont et l'autre fois ce fut vers l'aval !
Et pourtant il était bien attaché, mais un âne c'est vraiment malin (bien plus qu'un cheval), et quand le coin de bivouac ne lui plaît pas, ou qu'il n'y a plus à manger ....
Quand l'âne ne veut pas avancer, il ne faut pas essayer de le forcer, il faut trouver ce qui ne va pas.
En montant vers le Madres, côté sud :
Au sommet du Madres (2460m) :
Un campement vers la crête entre Quérigut et Rieutort
L'âne Galopin
Départ tour des Monges :
L'âne Léon, qui ne comprend pas pourquoi il ne peut pas lui aussi bénéficier de cette cabane ouverte :
Campement la dernière nuit, sous le col de la Croix de Veyres :
Dans le même genre mais avec un muletier/cuisinier du pays, nous avions fait 8 jours dans le Haut Atlas marocain, avec hébergement en refuge ou chez l'habitant.
Que des bons souvenirs.
On devrait recommencer !