Le Val di Thures couvre l’envers du massif du Queyras coté Italien. N’étant pas très loin de Grenoble, nous pouvons sans problème accomplir nos devoirs électoraux avant de prendre la direction du Lautaret, puis du Montgenèvre pour se retrouver en fin de matinée à Cesana Torinese point de départ du raid.
Trois refuges seront nos camps de base. Le refuge Mautino du CAI situé à 2110m, le refuge Fontana del Thures situé dans le hameau de Thures à 1667m et le refuge Troncea situé à 1915m.
Plus de neige au départ (1350m) mais pour nous éviter un portage fastidieux un petit télésiège (il fait parti du grand complexe reliant la station du Montgenèvre à Sestrière : Voie lactée) permet d’atteindre 1550m où nous pouvons chausser les peaux. Il nous reste un grand plateau vallonné et boisé à traverser pour atteindre en deux petites heures le refuge Mautino.
Nous sommes très disciplinés pour traverser ce grand plateau.
Le refuge est pratiquement désert, grand confort, douches chaudes et la cuisine Italienne toujours aussi sympathique. Nous passerons deux nuits dans ce refuge.
Le lundi matin le temps n’est pas très beau, il a un peu neigé dans la nuit et la brune est bien présente. Nous avions prévu la créte de Dormillouse à 2950m, mais la destination est compromise.
Nous irons faire un petit sommet au dessus du refuge en partie dans la brume, mais nous pourrons profiter à la descente des 5cm de neige fraiche tombées dans la nuit.
Nous sommes de retour pour midi au refuge et comme nous avons des fourmis dans les jambes, après un petit casse croûte nous irons refaire une deuxième petite balade.
Petite incursion en France par le franchissement de la frontière.
Le mardi matin le grand beau temps est revenu et nous quittons le refuge Mautino pour aller vers le refuge Fontana del Thures où nous passerons également deux nuits.
Bonsaï géant perdu dans la neige
Le vent souffle fort sur les crêtes qui délimitent la frontière Française,
Magnifique vallons débonnaires, grands espaces sauvages propices au grand ski.
Nous atteignons le col Bousson puis le col Chabaud avec en toile de fond le pic de RocheBrune qui surplombe coté Queyras le col de l’Isoard
Avant de redescendre sur le refuge de Thures nous faisons un petit sommet que nous terminerons à pieds vu la raideur de la pente.
Avant d’arriver au refuge nous traversons un petit hameau bloqué l’hiver et pourtant une maison est occupée à l’année par un couple assez âgé.
Le refuge est joliment décoré, en fait c’est une ancienne ferme quasiment transformée en musée. Nous sommes seuls et une chaleureuse atmosphère se dégage de ces vieilles pierres et mobilier.
Aujourd’hui 1er avril nous allons faire la Cima del Bosco qui domine le refuge et le hameau du Thures.
Au sommet un poteau muni de tubes creux pointent les différents sommets environnants permettant ainsi de les identifier sur 360°. Belle initiative.
Jolie point de vue sur la belle pyramide du massif du Pelvoux avec le glacier des violettes et un peu plus à droite un point de vue peu courant de la barre des Ecrins que l’on voit par la tranche.
En redescendant nous faisons une petite pause pour faire un petit clin d’œil à Mélinda notre petite Américaine de Chicago qui depuis plusieurs années participe à notre raid et qui cette année n’a pas pu se joindre à nous.
Elle recevra ce petit hommage grâce à la 4G captée aux abords du refuge.
Le lendemain après avoir retrouvé nos voitures, nous changeons de vallée en passant par la station de Sestrière, puis nous montons au refuge de Troncea situé à 1950m d’altitude. Deux nuits sont également au programme. La vallée de Troncea est un parc naturel régional, et certaines parties sont complètements interdites pour préserver faune et flore.
Départ en fond de vallée sur une piste de ski de fond
L'arrivée au refuge Troncea, ici aussi nous serons les seuls randonneurs.
Vendredi 3 avril, Mont Ruetas pointant à 2935m, ici aussi de grands espaces vierges de toute trace, de belles descentes en préparation. Ce sera notre plus gros dénivelé de la semaine.
Sur mes traces, mon ami Dédé, bientôt 80 ans sous son bonnet rouge et toujours aussi vaillant.
Nous atteindrons les derniers mètres du sommet crampons aux pieds
Le lendemain retour aux voitures après une dernière petite course sans importance. Vous remarquerez que les CC sont restés à la maison cette fois-ci.
Nous reprenons en sens inverse la route du Montgenèvre sans oublier d’acheter la traditionnelle Colombe Pascale qui est un espèce de Panettone très prisé des Italiens en cette période des fêtes de Pâques. En passant le Lautaret nous retrouvons le brouillard et la neige, le mauvais temps est de retour.
Cette édition 2015 (25ième de la série) a été assez cool, il faut dire que sur les 13 participants 3 seulement étaient encore en activité. On ne peut plus faire de raids en changeant de refuges tous les jours avec des sacs lourds. Cette année nous avions pris la formule de faire préparer les casse-croutes de midi par les refuges (quasi pension complète) et un passage aux voitures pour changer de vallée en milieu de semaine nous avez permis de beaucoup alléger les sacs.
Quelques autres photos.
Cordialement
Henry38





